C'est ainsi qu'on se retrouve à un arrêt de bus, serrée en sardine contre des inconnus de cette époque maudite. L'oreille déchirée par les haut-parleurs criant la musique d'aujourd'hui. La pluie coulant sur notre visage, se mélent aux larmes... Larmes invisibles.. C'est souffrir... On vous regarde sans raison.
" Tu pleures ? "
Avons nous vraiment envie de répondre ?
Et puis, on aimerait tant crier que c'est l'époque, ce corp, cet esprit.. Est ce vraiment la pure vérité de constater que je ne suis pas dans le bon corp, je ne suis dans la bonne époque.. Je suis un esprit vagabondant à travers les époques... Je n'ai aucun mot... Aucun pour décrire la terreur des jours vécus, des jours à venir, des jours futurs..
Je vous déchire votre robe, madame. De la tirer si fort pour vous supplier de me comprendre. Suis-je vraiment si folle que ça ? J'ai trop pris la plume pour vous offrir l'amour qui m'amène à vous. J'ai trop usé de mon encre. J'ai donné trop de papier. J'ai trop arraché d'arbres pour vous, madame. Le pire est que vous me jeter la pierre. Allons mamie, vous l'avez choisit. On lui a donné la mentalité d'aujourd'hui. Dieu la bourré de préjugés. Dieu lui a offert l'ignorance de cette époque maudite. Et puis, je n'admire que votre beauté, madame..
Madame, creuvez en silence je vous pris. Mes rêveries ne peuvent être qu'honteuse à votre égard. Je ne suis toute façon pas d'ici, alors à quoi bon.. Je ne vous aimerais jamais...